Saivres en 1995 / 1996

Elections municipales 12 juin 1995.

Maire: Michel Teulé Impasse du Cotolet - Adjoint travaux: Raymond Dupuis , Paunay - Adjoint finances: Roland Grasset, La Couture - Adjoint sociale: Christiane Jean Pierre, Pissot - Adjoint associatif et scolaire: Jean Claude Berger, La Tine

Autres conseillers: Jean Louis Barrault, La Rougerie - Monique Bétin, La Briaudière - Rémi Chollet, Vinché - Michel Delplancq, La Thibaudière - Véronique Dupuy, 1 rue des Ecoliers - Claude Goudeau, La Roche Naide - Rémy Papot, 4 rue St.Pierre - André Péronneau, 8 rue du Grand Pré - Catherine Plault, 1 lot. les Praleries - Dominique Sénéchal, 3 bis rue de la Couture.

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Première allocution de Michel Teulé, maire,au monument aux Morts le 8 mai 1983. Porte drapeau Georges Maro

Le Conseil Municipal élu en 1995

Secrétaire de mairie: Fabienne Doré

Les écoles:

M.Dupont ( directeur) et M.Limoges

MMmes.:Dalidet (directrice), Desbrousses, Terrolles, Germaneau(adjointe) Fabien.

Le bon fonctionnement de: La garderie (pré et post-horaires scolaires), le restaurant, le transport, sont assurés par MMmes: Grasset, Faucher, Bourdon, Berger Dupuis et Melle.Gasnier.

Société d’Education Populaire:

Président :Alain Renaudon

Responsables des sections: Théatre: Paul Vivier - Musique: Paul Vivier

Gymnastique: Sylvie Trouvé - Photo: Jean François Pelletier - Auto-verte:

Jean Pierre Bourdet - Tennis :Guy Pelletier (2 courts) -

Ecole de musique:Dominique Sénéchal.

Société de Chasse: Johnny Maury -

Union sportive de Saivres: Rémi Chollet.

Le foyer socio-éducatif comprend: 1 salle de spectacle de 200 places et une salle de réunion de 100 places

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Les trente ans du foot...ça ce fête sur le terrain et...à table

 Les activités économiques

Les commerces dans le bourg:

Boulangerie patisserie: Philippe Lamarche

Restaurant du Pont de Saivres: Jean Yves Haettel.

Poissonnerie crèmerie: Guy Siret

Fleuriste: Nathalie Eycken

Antiquités St.Christophe: Patrick Boulestin

Artisanat

Tapissier: P. Rossignol , La Tine

Ferronnerie: Paul Pétrault, La Voute

Plomberie,chauffage, sanitaire: Rémy Papot, 4 rue St.Pierre.

Yves Guilbard, le Pont

Maçonnerie: Louis Vincent, Vix - Jean Marie Gauthier, la Thibaudière

Jean Pierre Mercier , Puymorillon

Menuiserie: Jean Paul Faucher, Vilfollet

Charpente et menuiserie d’agencement: C. Bouquet, Castarie

Coiffeuse à domicile: S. Rossignol, La Tine

Portraitiste: I. Emauré, Vix

Mécanique auto: Daniel Chaigne, Castarie

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Section SEP "auto-verte"

--Le départ d'une course----------------------------------------------------------Le village des pilotes-

Petites et moyennes entreprises

Convoyage La Craie: Michel Bouillaud

Constructions métalliques du Val de Sèvre: Daniel Jolit

Carrières de Donia: Sté.Moreau

Poitou Décors( tôlerie fine)

 

 Les Grands Hommes nés à Saivres, ou y ayant vécu.

Léon Palustre

Fils d’un capitaine d’infanterie, il naquit à Saivres en 1838.

Directeur de la Société Française d’Archéologie, président de la Société Archéologique de Touraine et membres de plusieurs sociétés savantes, il publia de nombreux travaux, certains interessant les Deux Sèvres et des ouvrages sur l’art de la Renaissance qui font toujours autorité. Il aida les Siegfried, proriétaire du château de Langeais, à le restaurer et à le doter d’un ensemble quasi unique de meubles médiévaux.

Le Général Faucher

Louis Eugène Faucher est né le 8 octobre 1874 au Pont de Saivres. Sa maison natale est située à l’actuel n° 6 Route du Chambon.

Aîné d’une famille de six enfants, il était le fils d’un artisan menuisier Louis Faucher et de Marie Caillon. La première étape de sa carrière le conduisit à l’école communale de Saivres, le lycée de Poitiers, celui de Rochefort et l’école Polytechnique.Dans les sessions du 24 avril 1892, du 23 avril 1893 et du 18 avril 1894 du Conseil Municipal de la commune de Saivres, le Conseil examine la demande d’aide formulée par Louis Faucher menuisier au Pont de Saivres en vue d’obtenir une bourse avec trousseau en faveur de son fils Louis Eugène candidat à l’école Polytechnique. Le conseil, considérant que la famille est d’une morale irréprochable, nombreuse et de petit revenu, que le fils a une excellente conduite et d’une grande intelligence, émet un avis très favorable. Peu de temps après, le Conseil est informé que ledit Louis Eugène Faucher est admis à l’Ecole Polytchnique avec le numéro 133.

La seconde est illustrée par le rôle, comme colonel, de 1919 à 1939, de la mission française en Tchécoslovaquie avec les généraux Pelet et Mittelhauser. Il y vécut les heures tragiques de Munich. Henri Noguères a qualifié son rôle " d’exceptionnelle réussite ".

La dernière étape ne fut pas des moindres. Elle vit le général Faucher revenir au pays natal occupé par l’ennemi et il y anima, sans faiblesse, la résistance.

En 1943, commandant l’armée secrète, chef de la région B, il fut arrêté à son domicile la 29 janvier 1944 et déporté en Allemagne.

Les communes de Saivres et de St.Maixent dont il fut Conseiller Municipal peuvent garder le souvenir d’un homme de caractère qui a honnoré son pays et sa région natale et restera une figure représentative de l’histoire de notre région.

ETAT DES SERVICES DU GENERAL FAUCHER

Engagé volontaire pour 3 ans le 10 octobre 1894 - Elève à l'Ecole Polytechnique le 16 octobre 1894 - s/lieutenant élève à l'école d'application de Fontainebleau le 1 octobre 1896 - lieutenant en 2ème le 1 octobre 1898 - 7° régiment du génie à Avignon le 31octobre 1899 - lieutenant en 1er le 14 octobre 1899 - capitaine en 2° à l'école d'application de Fontainebleau le 12 octobre 1901 - professeur adjoint d'artillerie mécanisée (état major) le 26 octobre - Professeur adjoint de géographie détaché à l'Ecole Supérieure de guerre le 1 octobre 1905 (A satisfait aux examens de l'Ecole Supérieure de Guerre et a obtenu le brevet d'Etat Major avec la mention "Bien" n° de sortie 37 sur 84) - Stagiaire à l'Etat Major du 6° corps d'Armée le 3 décembre 1905 - Capitaine en 1er le 23 juin 1908 - Etat Major (hors cadres) du 6ème Corps d'Armée le 3 décembre 1910 -Etat Major de l'Armée 1er bureau le 11 décembre 1910 - Etat Major près du Ministre le 5 décembre 1913 - Chef de Bataillon le 25 mai1914 - 10ème régiment du génie à Toul le 2 juillet 1914 - Mobilisé (commandant les cies du génie du 20 ème Corps d'Armée le 2 août 1914 - Etat major du 20 C.A (3e bureau) le 30 janvier 1915 - 3e bureau du Grand Quartier Général le 2 août 1915 - Lieutenant Colonel le 19 avril 1918 - Adjoint au commandant le 49e régiment d'infanterie le19 octobre 1918 - Mission Française en Tchécoslovaquie le 11 février 1919 - Sous Chef d'Etat Major de la mission le 15 juillet 1919 - Cesse la campagne le 24 octobre 1919 - Chef d'Etat Major de la mission le 30 décembre 1920 - Colonel le 25 mars1921 - Commandant le 11e régiment du génie le 1er octobre 1923 - Haut commissaire de la mission Française en Tchécoslovaquie le 1er janvier 1924 - Promu général de Brigade le 7 février 1926 - Maintenu chef de mission le 22 avril 1926 - Général de Division le 7 juin 1926 - Reçoit rang et appelationn de général de corps d'armée le 12 novembre 1931 - Placé dans la section de réserve le 8 octobre 1936 - A la disposition de l'E.M.A pour l'organisation d'une légion en Tchécoslovaqie le 8 sept. 1939 - Arrêté par les autorités allemandes le 29 janvier 1944 - Libéré par les alliés le 28 avril 1945 et arrivé en France le 7 mai 1945.

Témoignages officiels de satisfaction

Témoignage de satisfaction du Ministre de la Guerre à la date du 13 mai 1902 à la suite de l'examen des travaux éxécutés en 1900/1901 par les officiers des régiments du génie.

Décorations et médailles

Chevalier de la Légion d'Honneur le 30 décembre 1914 - Officier de la Légion d'Honneur le 8 décembre 1921 - Commandeur de la Légion d'Honneur le 30 décembre 1933 - Grand Officier de la L.H le 30 octobre 1948 - Croix de Guerre - Croix de Guerre Belge - Couronne de Belgique D.S.O.- Sainte Anne de Russie (2e classe) - Soleil Levant du Japon (4e classe) - Croix de Guerre des T.O.E. - Commandeur Etoile de Roumanie - Médaille Interalliée de la Victoire - Médaille commémorative de la Grande Guerre - Commandeur de la Couronne d'Italie

Actions d'éclats et citations

Citation à l'Ordre de l'Armée n°637 du 11 février 1918 : "Officier supérieur qui a brillamment commandé les compagnies du génie d'un C.A au début de la campagne dans les combats de Lorraine, de Picardie et de Belgique. A fait preuve, sous le feu, dans les circonstances les plus difficiles, des plus qualités de caractère, de courage et d'intelligence en rendant dans toutes les fonctions qu'il a occupées des services exeptionnels" .

Citation à l'Ordre de l'Armée Tchécoslovaque n°1 du 13 juillet 1919 (ratifiée par D.M. du 17 mai 1922) "Chef d'Etat Major du groupement occidental de Slovaquie pendant la dure période du 30 mai au 6 juillet 1919, a dirigé avec une rare maîtrise un grand Etat Major à peine organisé et a largement contribué au succès des opérations par un effort remarquable de travail méthodique. A éxécuté, le 20 juin, sous le feu à Vové Zamky une reconnaissance urgente dans une situation critique".

Arrêstation du Général Faucher par les allemands (Extrait d'un rapport du 2 février 1944)

"Le 29 janvier 1944 à 20 heure à son domicile par la sicherheispolizei.

Vers 11 heure, un jeune homme parlant le français sans accent, se présente au domicile du Général Faucher, demandant audience au général. Il fut rçu par Mme Faucher et se dit réfractaire. Le général était en voyage à Poitiers et devait rentrer le même jour par le train de 18 h.58.

A 20 h.le même jeune homme revint au domicile du général qui était rentré et avait commencé à dîner. La bonne fit entrer le jeune homme au salon en attendant que le général puisse le recevoir. Seul dans le salon, il ouvrit la fenêtre donnant sur la rue et par où deux hommes entrèrent. Ils étaient en civil. Le jeune homme sortit ensuite par la fenêtre. Les deux hommes se dirigèrent vers la salle à manger, revolver aux poing, et sans autre indication déclarèrent au général, qu'ils l'arrêtaient. Toujours revolver au poing, ils l'accompagnèrent dans sa chambre à coucher et lui laissèrent prendre des effets chauds. Ensuite ils partirent. Mme Faucher ne les suivit pas et ignore si une voiture les attendait dans la rue. Une perquisition très sommaire du bureau a été effectuée et aucun document ne paraît avoir été saisi.

Le motif est inconnu. Toutefois, des bavards racontaient que le général était "Chef de groupe de résistance". Ce qui est certain c'est qu'en 1938, il manifesta publiquement contre la conclusion des Accords de Munich et donna sa démission d'attaché militaire à Prague, poste où il avait été maintenu par le gouvernement Daladier bien qu'ayant déjà dépassé la limite d'âge de son grade.

Le lieu d'incarcératin est inconnu. Apparement le général ne se livrait à aucune activité politique; Le général Faucher était marié et avait un enfant de 10 ans".

Le général de corps d'armée Faucher décéda à St.Maixent en 1964, il était Grand Officier de la Légion d’Honneur.

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Edmond PROUST dans son jardin de l'école de Perré------------------Le général FAUCHER remettant la Croix d'Officier de la Légion d'Honneur à Edmond PROUST

 

Edmond Proust

Edmond Proust est né le 20 octobre 1894 à Chenay. Malgré un retard d’un an dans ses études dû au décès de son père, il entre, en 1912 à l’Ecole Normale des Instituteurs de Parthenay. La promotion 1912 - 1915 était exellente au point de vue intelectuel, Proust y tenait une place plus qu’honorable. D’ abord instituteur à Saivre le 1° octobre 1919, il fut nommé à Perré le 10 avril 1922, où il restera jusqu’à la fin de sa carrière c’est à dire le 1er. octobre 1949.

A seize ans, Edmond Proust se distingue par sa force physique remarquable. En 1912, il est champion cycliste départemental. Normalien, il prend la place qui lui revient dans le milieu sportif de ses condisciples dans les disciplines du rugby et de l’athlètisme.

Il est incorporé le 8 septembre 1914 au 32° R.I . Démobilisé le 6 septembre 1919 avec le grade de sous-lieutenant.

De 1919 à 1939, il anime la Fédération des Combattants Républicains des Deux Sèvres dont il est le Sécrétaire Général de 1933 à 1939.

Mobilisé le 2 septembre 1939 comme capitaine au 32° R.I. Fait prisonnier dans l’Aube, le 17 juin 1940, libèré en août 1941 comme ancien combattant.

De 1942 à 1945, Chef départemental de l’Organisation Civile et Militaire, puis de l’Armée secrète, puis des F.F.I. des Deux Sèvres.

Colonel, Commandant la subdivision Militaire des Deux Sèvres et le 114° R.I. de la Libération (Front de la Rochelle, Détachement d’Armée de l’Atlantique du 1 octobre 1944 au 14 juin 1945, puis occupation de l’Allemagne du 14 juin au 4 octobre 1945.)

Président d’Honneur de la section départementale de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires.

Il fut: Fondateur, en 1935, de la M.A.A.I.F., et de la C.A.M.I.F.

Chef départemental de la Résistance en deux Sèvres Colonel commandant la subdivision militaire et le 114° Régiment d’Infanterie de la Libération

Officier de la Légion d’Honneur Croix de guerre 1914-1918 avec palme ( 3 citations)

Croix de guerre 1939-1945 avec palme ( 2 citations)

Médaille de la Résistance Française avec rosette

Médaille des blessés

Croix du Combattant Volontaire 1939-19

Croix du Combattant Volontaire de la Résistance

Croix du Combattant Légion off Merit U.S.A. ( Degree of Officer Médaille commémorative française 1914-1918

Médaille interalliée 1914-1918

Médaille de Verdun

Médaille commémorative 1939-1945 (Agrafes: Libération, France, Allemagne)

Croix du Mérite Franco-Britanique

Chevalier du Mérite Social

Officier d’Académie, Edmond Proust fut également Président de la société d’éducation populaire de Saivres

Ce Grand Homme, disparut prématurément, le 27 novembre 1956 à l’âge de 62 ans à Niort, a été inhumé dans le cimetière communal de Chenay.

Edmond Proust alias " Gapit ", alias " Chaumette ",le résistant

Edmond Proust et son épouse Lina sont instituteurs depuis 1921 à l’école de la " Chaumette " proche du village de Perré. Avec eux sa mère, Modeste Proust.

En 1940, il est fait prisonnier et interné à Nurenberg. Rapatrié en 1941 comme ancien combattant de 14 /18, il rentre dans la résistance dès 1942 sous le nom de " Gapit. " En 1943, le chef régional confie le commandement des Deux Sèvres à " Gapit. "

A la fin d’août 1943, suivant les ordres reçus, Proust prend en charge l’organisation de l’armée secrète des Deux Sèvres par l’intermédiaire du capitaine Chichery.

Devant le redoublement d’activité de la gestapo qui procède à de nombreuses arrestations, Proust emmène sa mère chez sa nièce à Exoudun et pense à trouver un refuge pour son épouse et lui-même. A la Bidolière de St.Martin, où réside son camarade Gaston Brangier qui accepte sans hésiter d’accueillir le ménage et de les cacher le temps nécessaire, Proust continue de prendre des mesures de prudence.

De retour à Perré, le ménage cesse de dormir à l’école et passe ses nuits chez des amis sûrs, les Lacroix, habitants le village. Au mois de janvier et février 1944, de nombreux responsables sont arrêtés par la gestapo : Le général Faucher, Claude Bonnier  " Hypothénuse ", Chichery, Lallemend, Renhas, Papot, Proust, Dr. Laffite.

E. Proust (Gapit) glisse entre les mains des Allemands : Venant du hameau de Perré, il arrive à l’école où il constate que tout est en ordre, les mouchards posés la veille, sont intacts. Il pose sa serviette et allume le feu tout en restant sur le qui-vive. Il croit entendre des bruits anormaux, et regardant dans la cour de récréation, il aperçoit des voitures noires, d’où sortent des civils, arrêtées devant la barrière. Sans attendre, il traverse la cour à l’abri des murs et s’enfuit dans la campagne derrière l’école. Faisant un grand détour, il récupère son épouse, prévient les Lacroix et s’enfuit par la vallée. Il trouve refuge à Verrières chez la famille Rossignol d’où il ne repartira qu’à la tombée de la nuit pour la Paillenderie et la Bidolière où il retrouve son épouse qu’un complice, Louis Morisset, a ramenée en voiture à cheval.

Edmond Proust s‘installe dans la clandestinité sous le pseudonyme de " CHAUMETTE " Il vit, le jour, à la Bidolière, mais il ne paraît jamais à l’extérieur et aucune réunion clandestine n’y a lieu, toujours prêt, en cas de danger, à sauter par la fenêtre pour rejoindre le bois tout près de la maison. Personne du village n’a jamais eu connaissance de sa présence.

Quant à son épouse, Lina, elle est devenue madame Appercé, une amie de la Rochelle.

S’il n’y eut plus d’incident par la suite et ce jusqu'à la libération, peut-être, le message passé par la radio de Londres, pour faire croire aux Allemands sa fuite vers l’Angleterre, y a t-il contribué " Obterre et Lina bien arrivés. Bon courage à tous, à bientôt. "

A gauche, le ferme de la Bidolière de St.Martin où E.Proust resta caché pour échapper aux allemands. Le colonel Proust Chaumette à la libération de Saint Maixent en compagnie du major britanique Whitty alias "Herold" du réseau"JEDBURG" parachuté au environs de l'Absie. Le 2ème partant de la gauche sur les deux photos est M. Dupuis de Verrières qui fut membre très actif dans la Résistance. En bas, la stèle de commémoration

Félix Coiffé

Si le général Coiffé n'a pas de lien direct avec la commune, chacun d'entre nous en a entendu parler et connait le quartier Coiffé à St.Maixent qui porte son nom et, soit dit en passant, fut construit vers 1915 sur l'ex- territoire de la commune de Saivres.

Félix Coiffé est né à Thorigné ( canton de Celle sur Belle) le 23 juillet 1833 ( Alphonse Félix Apollinaire) de Pierre Coiffé, maréchal ferrant né le 30 vendémiaire de l'an V (30septembre 1797) à Paunay commune de Saivres où son père Pierre exerçait également la profession de maréchal ferrant, et de Marie Allard née à Mougon le 23 vendémiaire de l'an VI (23 septembre 1798). Il était le septième d'une famille de huit enfants. Bon élève à l'école primaire de Thorigné, sa vocation militaire se dessina très tôt sous l'influence d'une famille amie qui comprenait un général de division en retraite, un général en activité commandant la subdivision des Deux Sèvres et un colonel de gendarmerie son parrain. A 13 ans il fut confié à un établissement secondaire à Niort où il brûla les étapes et, en quatre années, il obtint son baccalauréat es-lettres. Il entra à l'Ecole de St.Cyr le 22 novembre 1853 avec un bon rang.. Sorti à la 37è place sur 222 élèves, il opta pour le 2e régiment de zouaves qu'il ne quittera qu'en 1870 avec le grade de Lieutenant-colonel. Sous le second empire, il participa aux campagnes de Crimée, d'Italie, du Mexique sans oublier l'Afrique terre de ce corps d'élite. Félix Coiffé reçut ses étoiles de général de brigade le 18 octobre 1879 devenant le plus jeune officier général de l'armée française (Il fut le plus jeune de l'armée française dans chacun de ses grades).

Atteint par la limite d'âge, le général de corps d'armée Félix Coiffé est placé dans la réserve le 23 juillet 1898 après quarante cinq années de service. Grand Croix de la Légion d'Honneur, Médaille d'Italie, Valeur Militaire de Sardaigne, Médaille du Mexique, Croix de chevalier de l'Ordre mexicain de Guadalupe, médaille de sa Majesté la Reine d'Angleterre, Ordre de St.Maurice et Lazare et des palmes d'officier de l'Instruction Publique.

Le général Coiffé se retira à Exireuil au château du Pin où il mourut le 29 août 1908. Ses obsèques ont eu lieu le mardi 1er septembre au milieu d'une grande affluence, mais avec un caractère de simplicité impressionnant.

Au fond de l'allée centrale du cimetière d'Exireuil, son tombeau en forme de parallépipède entouré d'une grille basse. Sur la face antérireure, est gravée l'inscription:

Félix COIFFE ancien général de l'Armée des Alpes- Grand Croix de la Légion d'Honneur-1833 - 1908-R.I.P

Autour de son tombeau sont inscrites chacune de ses campagnes: CRIMEE, ITALIE, KABYLIE, MEXIQUE, Campagne du RHIN, Siège de PARIS.

 

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